Le Vice-président turc souligne la détermination de son pays, appelant l’UE à faire preuve d’équité

31 08 2020 10:41

Le Vice-président turc Fuat Oktay, a répondu aux questions de l’Agence Anadolu (AA), samedi, commentant la politique étrangère de la Turquie ainsi que les récents développements régionaux et internationaux, notamment en Méditerranée orientale.

Rappelant que la Turquie mène ses propres activités économiques dans son propre plateau continental en Méditerranée orientale, Oktay a ainsi répondu aux questions qui lui ont été posées :

Agence Anadolu (AA) : Avez-vous d’autres objectifs à travers les recherches sismiques menées en Méditerranée orientale ? Pourquoi l’Europe réagit-elle de façon aussi active ?

Fuat Oktay (FO) : Malheureusement, nous ne nous souvenons pas que l’Europe ait soutenu la Turquie, qu’elle se soit positionnée en faveur d’Ankara sur des questions, ou aux côtés de la Turquie et du peuple turc, mais au contraire, [nous nous souvenons] qu’elle [l’Europe] a plutôt réagi de façon défavorable à nos intérêts.

En d’autres termes, elle [l’Union européenne (UE)] est habituée, depuis longtemps, à réagir de façon méprisante à tout ce qui est en faveur de nous et de notre Nation, car elle se considère comme une cour internationale et en se positionnant comme un mécanisme décidant qui a raison et qui a tort, ce qui ne relève pas de son droit; alors que l’UE aborde tout de son propre point de vue, de ses propres intérêts.

L’UE n’est pas une juridiction internationale ni un mécanisme pour déterminer qui a raison et qui a tort. Et nous ne considérons pas l’UE de cette façon. L’UE est une structure qui a des membres, apportant (ou essayant d’apporter) une unité régionale, politique et économique. C’est une structure extrêmement lourde et fatiguée de l’impertinence de certains de ses membres comme la Grèce (cela doit être dit clairement), mais qui ne peut rien y faire.

Comme l’a déclaré aujourd’hui [samedi] à la presse, [la Chancelière allemande Angela] Merkel : “Nous, en tant que membres, [nous nous devons de soutenir] la Grèce” ; mais il semblerait qu’elle dit cela, pas tant comme un message soutien mais plutôt comme une constatation disant : “Nous n’avons pas d’autre choix”.

Mais à chaque rencontre avec la Chancelière, notre président [Recep Tayyip Erdogan] explique tout ouvertement : de quelle façon nous agissons dans chaque dossier et pourquoi nous le faisons, [précisant] les justifications ainsi que la position, de la Turquie. Nous ne constatons aucune opposition dans les réunions en face à face, mais quand nous entrons dans la dimension institutionnelle, vous voyez une UE se dressant comme un mur face à vous.

De ce fait, nous suivons les développements en Méditerranée orientale du point de vue de nos intérêts. Nous avons des eaux territoriales et un plateau continental en Méditerranée orientale, et nous avons actuellement un accord de zone économique exclusive, signé avec la Libye. Dans cet esprit, il y aura à l’avenir, de nouvelles coopérations et de nouveaux accords avec les pays désireux de coopérer [avec la Turquie].

Il y a deux sujets importants, comme cela a déjà été exprimé avec clarté par notre Président. Il existe une carte dessinée il y a 100 ans, appelée [Traité de] Sèvres. Je ne veux même pas appeler cela un accord parce qu’il est censé y avoir deux parties, dans un accord. Je parle d’une structure qui a cherché à anéantir notre Nation il y a 100 ans, et qui, sans gêne, s’est jetée sur notre Nation comme une horde de charognards.

De ce fait, nous marquerons le Jour de la Victoire dimanche, la période où une nation a retrouvé son indépendance et est renée des cendres de son empire, alors qu’il ne lui restait plus rien, arrachant cette carte après sa lutte pour son indépendance. Cent ans plus tard, les acteurs sont presque les mêmes. Il y en a [maintenant] davantage, comme l’Allemagne… Le Royaume-Uni et la France…

Maintenant, il y a une structure qui vise à redessiner sur les mers, la carte que nous avons alors arrachée sur la terre, et l’UE qui en est l’instrument, ainsi que la Grèce et l’administration chypriote grecque. Nous comprenons donc que tout comme 100 ans auparavant, ils n’ont pas su prendre conscience de ce qu’est la Nation turque.

Notre Nation a une caractéristique bien spécifique. Quand il s’agit d’indépendance et de liberté, rien ne l’arrête, pas même le prix à payer.

Nous avons également vu le 15 juillet [lors de la tentative vaincue de coup d’État, en 2016] que l’esprit d’il y a 100 ans était bel et bien vivant. Nous avons vu que l’esprit de Çanakkale [Guerre d’Indépendance], de 1453 [la conquête d’Istanbul], et de 1071 [bataille de Malazgirt], avait survécu, comme nous l’avons vu hier à Ahlat [lors de la cérémonie d’anniversaire de la bataille de Malazgirt].

Par conséquent, ils visent à dessiner la même carte pour nous aujourd’hui [mais] sur les mers, et ils y travaillent depuis 100 ans. Ou plutôt, ils disent cela : “Je t’avais déjà dessiné cette carte”. Mais [ils ne comprennent pas que] la Turquie n’est pas le même pays que lorsque cette carte [de Sèvres] avait été dessinée.

La République de Turquie et notre Nation, vont-elles accepter cela ? L’UE dit ceci, le monde dit cela – [comment cela] est-ce possible ?! Nous déchirerons cette carte, et si nécessaire, nous écraserons ceux qui ont conçu cette carte.

Nous avons le droit de mener nos activités économiques normales sur notre plateau continental en Méditerranée orientale. Aucune voix ne se fait entendre, lorsque le Royaume-Uni, la France, l’Italie, les États-Unis, la Russie, la Chine et d’autres pays exercent leurs activités sur leur plateau continental.

Mais lorsque la Turquie explore ses ressources en Méditerranée orientale dans les limites de son plateau continental avec ses propres navires de forage, ils lancent une dispute qui n’est pas compréhensible. Parce que cela est lié à la carte. Savez-vous ce que dit la carte ? Elle dit : “Vous n’avez même pas le droit d’aller en mer.”.

L’UE fait une déclaration disant : “Nous ne reconnaissons pas cette carte. La Grèce a fait une telle carte, appelée « charte de Séville »”, ajoutant [dans les coulisses] que “la Grèce l’a mise en œuvre, ça provient de l’impertinence [de la Grèce], qui est gâtée. Nous sommes lassés [de l’impertinence grecque],” ce que [nous] dit l’UE, mais elle ne peut pas ouvertement dire cela.

[Il y a eu le débat sur] l’île de Meis. Qu’est-ce que l’île de Meis ? Nous parlons de la Méditerranée orientale. Je parle de cela parce qu’on constate la même impertinence [de la Grèce] et la même injustice sur toutes les îles.

On débat sur le Dodécanèse, en particulier [les îles de] Chios, Lesbos, Rhodes… d’abord données aux Italiens avec [le Traite de] Lausanne, puis données à la Grèce par l’Italie avec l’Accord de Paris en 1947.

À qui donnez-vous la propriété de qui ? Et malgré les accords entre eux [Grèce et Italie] selon lesquels ces îles situées juste à côté de la Turquie seraient « démilitarisées »… Vous [pensez que vous] allez les militariser étape par étape pendant 100 ans, puis la Turquie va vous dire « Oui, bien sûr, vous pouvez faire ce que bon vous semble ? »…

Aujourd’hui, la Turquie s’oppose à cela. Avec sa Nation, son État et son leader, ce pays dit “Stop”, et ajoute : “Si vous ne vous arrêtez pas, nous paierons s’il y a un prix à payer, et nous le ferons payer [aussi].”

Cet endroit [l’île de Meis, dont nous parlons] est une île, un îlot de 10 kilomètres carrés. Que veut la Grèce ? Elle dit : “J’exige un plateau continental 4 000 fois plus grand que cette île… Juste sous notre nez. Au vu et au su de tous, vous êtes ici tous les matins, toutes les nuits, 24 heure sur 24, 7 jours sur 7.

Ensuite, vous dites : « J’ai un plateau continental d’une superficie de 40 000 kilomètres carrés [pour cet îlot] », ajoutant que vous avez beaucoup d’îles dans cette région, et exigeant des choses similaires pour [chacune de ces îles].

Savez-vous ce que cela signifie ? Ce n’est pas seulement la Méditerranée orientale. Nous ne parlons pas seulement de la Méditerranée ici, nous parlons d’un état d’esprit qui veut convertir les îles de la mer Égée en un lac grec, aux dépens de la Turquie.

– “Nous ne causerons pas d’accident, nous ferons le nécessaire”

Vous connaissez le problème, lorsqu’ils disent : “Nous étendons [les eaux territoriales grecques] à 12 miles [nautiques]” Et nous répondons : “Allez-y, prolongez-la si vous osez. Lorsque vous augmentez [vos eaux territoriales] à 12 miles – notre parlement a établi que c’est un Casus Belli… C’est une décision [de notre institution], que nous défendons, et nous la soutenons avec persévérance.

Que signifie étendre [ses eaux territoriales] à 12 miles ? Il y a les hautes mers, c’est-à-dire hors des eaux territoriales. Actuellement, la Grèce a une eau territoriale de 6 milles. C’est trois milles pour le côté turc, mais généralement, il y a quelque chose qui s’appelle la médiane perpendiculaire en droit maritime, avec les îles se trouvant des côtés est, et ouest, de celle-ci.

Il existe une telle mentalité [en Grèce] qui dit : “Non, cela ne me suffit pas.” Alors, que va-t-il se passer si cela ne vous suffit pas ? “Nous devons tracer cette [ligne] quelque part… ”

Ils l’ont déjà tracée à Lausanne, à 3 miles. Maintenant, [ils] disent : “Cela non plus ne me satisfera pas.” Qu’est-ce que vous allez faire ? “Je vais l’augmenter à 12 miles.” Que se passera-t-il lorsque vous l’augmenterez ? La Turquie ne pourra pas passer au-delà de cette ligne.

Cela signifie que vos navires, ne pouvant pas passer en mer Égée, ne pourront pas aller en haute mer, [qu’il s’agisse de] vos bateaux de tourisme si vous êtes touristes, vos navires de pêche si vous êtes un pêcheur, ou vos navires passant par la mer Noire ou la mer de Marmara si vous faites du commerce.

Vous attendez-vous à ce que nous acceptions cela ?! Si ce n’était pas un motif de guerre, [alors] de quoi d’autre s’agirait-il ? Notre président l’a également réitéré. Il n’y aura pas d’accident. Ils [les Grecs ou leurs alliés] disent « accident ou quelque chose du genre », mais nous ferons le nécessaire.

En tant que Nation turque, si nous ne faisons pas ce qui est nécessaire ici [dans cette situation], où d’autre le ferons-nous ? Si nous ne faisons pas ce qui est nécessaire, si nous ne revendiquons pas nos droits [maintenant], quand les revendiquerons-nous ?

Nous soutenons la thèse suivante : “vous êtes déjà [là à respirer] sous notre nez ; il y a un plateau continental pour chaque pays, mais [nous pourrions reconnaître que] ces îlots pourraient avoir des eaux territoriales : nous agissons de manière équitable encore une fois. [Les îlots] ne peuvent pas avoir de plateau continental. Ils ne peuvent pas avoir une zone économique exclusive. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous en paierons le prix [s’il le faut] mais nous en ferons payer le prix d’abord”.

[On entend dire que] L’UE s’y opposerait, au sujet de Chypre ou de quoi d’autre encore. Nous disons l’accord de 1960 [signé par les parties chypriotes, ainsi que les pays garants de Chypre, NDLR], la France vient et y fait atterrir des avions. [de quel droit] faites-vous atterrir cet avion ? [De quel droit] essayez-vous d’apporter des navires de guerre ? Qui êtes-vous? Ô la France, pour qui te prends-tu ? Ô [le Président français Emmanuel] Macron, pour qui te prends-tu ? Vous ne connaissez ni la Nation turque ni la Turquie. Vous [la France] n’êtes pas un pays garant. Les pays garants sont définis : la Turquie, la Grèce et le Royaume-Uni. L’UE n’est pas neutre.

Il en va de même pour la déclaration de [la Chancelière allemande] Merkel aujourd’hui [samedi]. [Maintenant ce que nous devons déterminer est ] Comment allons-nous nous asseoir [à la table des négociations] et en parler ? La Turquie se doit d’adopter une position claire. Et c’est ce que nous faisons. C’est ce que fait et dit notre Président.

AA : Après les déclarations de Merkel, que veut la Turquie de l’Europe ? Quel est votre message à l’Europe ?

FO : Ce que nous disons à l’Europe, c’est que la Turquie ne renonce pas et ne renoncera jamais à ses droits en Méditerranée orientale et en mer Égée. Nous voulons que l’UE questionne les attitudes de la Grèce, pays membre [de l’UE], impertinent et gâté, et de l’Administration chypriote grecque – qui est devenue membre à travers diverses astuces ; qu’elle prenne en considération [l’affaire des] îles avec équité, ainsi que les droits et les arguments de la Turquie, et qu’elle les admette.

Dans le cas contraire, de sérieux risques apparaîtront à l’avenir… Quel qu’en soit le prix éventuel.

– AA : Toute à l’heure vous avez dit “Derrière les portes closes”, de quoi s’agit-il ?

FO : Derrière les portes closes, l’UE est également lassée [de l’attitude impertinente d’Athènes], mais finalement, elle a exploité [les problèmes] à son profit. Mais à la fin, ce ne sont pas les dirigeants grecs qui en paient le prix mais le peuple grec. Le peuple grec doit demander à son gouvernement d’en rendre compte.

– … 100 ans plus tard…

Nous pouvons nous pencher sur les enjeux actuels, [par exemple] à propos [du navire de recherche sismique] Oruç Reis. Qu’est-ce que nous faisons ? Nous maintenons nos activités économiques sur notre propre plateau continental en Méditerranée orientale, comme c’est le cas en mer Noire également.

Qu’allons-nous faire avec 320 milliards de mètres cubes [de gaz naturel] ? Cela se reflétera dans le bien-être de nos citoyens. Cela signifiera la prospérité pour nos industriels et pour notre nation et ce sera perçu comme une richesse pour notre pays.

En fait, c’est aussi une contribution à la paix. Le fait qu’un pays devienne plus riche mène à la prospérité régionale, à commencer par les voisins les plus proches, en premier lieu. Cela ne veut [sûrement] pas dire s’appauvrir. Cela signifie que la paix prospérera, et que les projets réalisés seront plus grands. C’est ainsi que nous, la Turquie, voyons cela.

Alors, que faisons-nous, [que fait] Oruç Reis ? Il mène des activités sur notre propre plateau continental, qui est également [un concept] reconnu comme partie intégrante du droit international, une zone s’étendant de zéro à 200 kilomètres de nos côtes continentales.

Ici, dans cette région, [voilà ce que] nous avons dit : “Nous allons prospecter dans la région avec Oruç Reis”. Nous avions également émis un NAVTEX, à cet égard, nous avons lancé une notification pour tous les véhicules se trouvant en mer. Mais certains annoncent qu’ils mèneront des exercices militaires ici…

Devrions-nous fermer les yeux sur cela ? Si vous avez un tel désir, faites-le une autre fois [pas alors que notre navire est présent]. Et que nous dit-on ? “Et si vous ne dérangiez pas la Grèce ?” Alors, que devons-nous faire ? “Et si vous meniez ces activités dans vos territoires incontestés ?”, [nous dit l’UE, et nous rétorquons] Vous disiez que vous n’aviez pas reconnu cette carte [charte de Séville] ? Quelle est cette pensée non déclaré que vous avez ? Qu’essayez-vous de dire ?!

Ne vous en offusquez pas, mais le fait qu’Oruç Reis reprenne ses activités de recherche sismique ici signifie que cette carte a été déchirée. Il reprendra ses activités sismiques. Qu’il s’agisse de gaz naturel, de pétrole ou de toute autre chose, Oruç Reis les recherchera. Quelle que soit sa réussite [dans sa quête pour ces ressources], c’est une question d’indépendance pour la Turquie. Où ? Dans ses mers, le long de ses côtes et sur son plateau continental. Personne ne peut rien dire à ce sujet.

Chaque fois que la Méditerranée orientale est évoquée, Chypre vient immédiatement à l’esprit. Nous avons signé un traité en 1960. Un accord basé sur deux communautés. Nous avons fondé la République de Chypre dans laquelle les deux communautés avaient des droits égaux.

Ensuite, nous avons été confrontés à une structure qui a ouvertement commis un génocide, qui a tenté d’anéantir la Nation turque et était prête à tout dominer. Nous étions confrontés aux Chypriotes grecs, et à leur soutien, la Grèce, l’enfant impertinent et gâté de l’Europe.

La Nation turque était-elle censée autoriser cela à se produire ? Ainsi, l’opération de 1974 a été menée sur l’île de Chypre, et la République Turque de Chypre du Nord a été créée. Maintenant, l’administration chypriote grecque dit : “Tout partout ici m’appartient, je peux donc conclure des accords de zone économique exclusive avec l’Égypte, Israël et d’autres pays. J’ai déjà découvert ici des réserves très riches. Et à propos de cette réserve, je peux tout extraire à ma guise et ne pas la partager avec la communauté turque et les Chypriotes turcs vivant sur la même île. Je ferai comme s’ils n’existaient pas”.

Allons-nous accepter cela en tant que Turquie et citoyens de la République Turque de Chypre du Nord, en tant que Chypriotes turcs ? Dans quel monde vivons-nous ? Étions-nous censés les laisser commettre un génocide à Chypre comme ils l’ont fait de manière flagrante contre les Musulmans de Crète ? Nous ne l’avons pas permis en 1974 et aujourd’hui non plus, nous ne le permettrons pas. Nous disons que nous ne laisserons pas cela se produire, aujourd’hui dans le sens économique.

La Turquie protégera ses droits à tout prix. Elle protégera également les droits des Chypriotes turcs à Chypre comme dans les eaux territoriales environnantes. Il en va de même pour chaque mètre carré de la Méditerranée orientale et chaque mètre cube de ses eaux.

La Turquie en paiera le prix et le fera payer aux autres [également]. En utilisant cette expression, nous ne disons pas n’importe quoi, [nous ne disons pas] que nous serions un pays qui menacerait quiconque il croiserait. Nous avons cette position contre ceux qui cherchent à violer nos droits. En d’autres termes, nous ne revendiquons pas les droits des pays membres de l’UE ou [des droits] dans les zones de l’UE, ou des régions d’un autre pays.

Nous crions que nous n’autoriserons personne à violer nos droits. Dans le domaine de la diplomatie, nous l’exprimons à toutes les réunions, au niveau des dirigeants par notre Président, et [par] le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense nationale, [ainsi que tous] les [autres] ministères et établissements concernés. C’est peut-être la dernière étape de la communication.

AA : Vous attendez de l’équité ?

FO : Nous attendons de l’équité. Personne ne devrait s’attendre à ce que la Turquie recule sur cette équité [qu’elle demande]. Nous voulons que cela soit respecté.

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